Élections européennes

Publié le par Victor Fèvre


Voilà, il va falloir que je change ma présentation sur ce blog, car depuis une journée, je ne suis plus au Royaume des Pays-Bas, j'ai terminé mon année Erasmus.

Mais j'aimerais quand même revenir sur les élections européennes (qui ont déjà eu lieu le 4 juin aux Pays-Bas, ndlr). Bon nombre de partis ont fait campagne au sujet de la récession économique.

Et c'est là que cela devient intéressant, car on pourrait penser qu'en ces temps de crise, les électeurs se ruent massivement vers la gauche, fustigeant le modèle économique plutôt libéral que propose la droite, contrairement à l'interventionnisme promu par la gauche.

On voit que ce n'est pas le cas: aux Pays-Bas, la gauche n'obtient que 11 sièges sur 27. En Allemagne, le SPD s'effondre. En France, le PS est en déroute. Pourquoi?

J'y vois une explication: l'Europe n'est pas percue comme la cause de la globalisation et de l'échec économique et financier, mais comme la voie pour sortir de la crise.
De plus, la droite en France ne peut pas être accusée d'être néo-libérale (le Président Sarkozy ne l'étant pas radicalement, et les Francais n'ayant jamais beaucoup aimé le libéralisme à tout craint); la droite en Allemagne prône la "soziale Marktwirtschaft", tout comme les socio-démocrates. Donc, les partis de droite ne peuvent être accusés d'être responsables de la crise. Et l'Europe unie est une solution.

D'ailleurs, je vois que cette crise permet à l'Europe de se concentrer sur ce qu'elle faisait de mieux depuis quelques années, son succès historique: une union économique et monétaire sans précédent et surtout extrêmement efficace. Le fait d'avoir une monnaie unique très stable grâce à la Banque Centrale Européenne indépendante a sauvé beaucoup de pays d'une catastrophe économique, surtout au début de la crise, où la tentation de l'inflation était très grande.

Dernière objection: le taux d'abstention élevé? C'est partout pareil. Le Parlement est quelque chose dont on nous raconte que peu de choses, les médias ne s'y intéressent pas vraiment. Comment espérer alors que les électeurs vont se ruer vers les urnes?
Et l'histoire du "déficit démocratique" (je sens que beaucoup d'étudiants en institutions européennes auront droit à ce sujet bientôt), est une "self-fulfilling prophecy": les bureaucrates européens et nationaux parlent sans cesse du déficit démocratique - l'Union serait trop loin des citoyens - et nourissent en fait ces mouvements anti-européens par ce discours, transformant alors une chimère en réalité politique.

Victor Fèvre

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Frederic 22/06/2009 08:42

''La police financière italienne a arrêté à la frontière entre l'Italie et la Suisse deux Japonais en possession d'obligations américaines d'une valeur de 134 milliards de dollars, soit près de 100 milliards d'euros''

Il semble depuis que celle ci sont fausses, mais les 2 hommes ont étaient libéré et personne ne sait le pourquoi et le comment de cette opération. On spécule bon train : http://www.air-defense.net/Forum_AD/index.php/topic,11951.0.html

Frédéric 12/06/2009 22:12

Meme de nos jours, on trouve encore certains politiciens français comme Chevenement brocardé l'Euro qui ne protége pas du ''dumping social''....

Et pourtant, la majorité des économistes (mais avec la crise, ils sont quasiment discaliphé dans l'opinion publique) assure que sans la monnaie unique, la situation aurait encore plus catastrophique.

HS : Que pensez vous de cette histoire de Nippons arrêté avec quasiment 100 milliards d'Euro à la frontière italo suisse ? Cela est énorme pour une multinationale mais par rapport au budget d'un état européen, c'est ne renflouerait pas le déficit de l'Italie.

Victor Fèvre 21/06/2009 21:22



RAS pour l'histoire des Japonais - pas entendu parler de cette affaire.

VF