Déclin de l'industrie automobile

Publié le par Victor Fèvre


Ca y est, je suis de retour et pourrai reprendre ma publication sur RDO.

Ce soir, je vois un fait marquant.
Le directeur de la Chambre de Commerce et d'Industrie allemande (DIHK), a déclaré qu'aucune marque automobile n'avait de "caractère sacral" - certains hommes politiques auraient l'impression erronnée que l'industrie automobile serait une espèce de branche directrice de l'industrie allemande (voir le journal Handelsblatt).

C'est une véritable révolution. Non seulement cela veut dire qu'on veut arrêter de privilégier une marque sur une autre, mais aussi les aides massives publiques aux entreprises en difficulté. En gros, tout faire pour sauver un symbole n'est pas un calcul économique sain.
Et c'est là que la seconde partie de sa citation intervient: on prépare un véritable changement de paradigme. L'industrie automobile allemande, le symbole de la puissance industrielle, une sorte de "thermomètre" de l'économie allemande, n'est plus ce symbole.

Donc, on veut rassurer: si l'industrie automobile allemande suit la même évolution que les entreprises américaines en ce moment, cela ne veut pas dire que l'économie entière s'effondrera pour autant. En gros, si le thermomètre affiche -30°C, cela ne voudrait pas dire qu'il fait si froid, mais que le thermomètre doit sûrement être brisé. Et cela veut pourtant dire que nous avons passé le cap de la simple crise, mais que nous sommes bel et bien entrés dans une récession.

Et il se peut bien que la chute de General Motors d'ici peu aura plus de conséquences pour les États-Unis et le monde entier que la chute des tours jumelles le 11 septembre 2001!

Victor Fèvre

Publié dans Allemagne

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David+C. 23/05/2009 03:40

Pour sauver notre industrie, nous devons réorganiser l'industrie automobile!

D'abord, nous devons exiger une enquête parlementaire autour des responsables des bulles financière depuis 30 ans, qui ont détruit l'industrie en général et qui ont conduit le monde dans la situation que nous connaissons aujourd'hui!

Néanmoins, nous ne pourrons pas construire des voiture indéfiniment, nous pouvons certes amélioré la conception (voiture électrique, hydrogène)

Nous devons repenser le transport de villes en villes avec des transports de masses à très grand vitesse, avec par exemple des TGV ou des trains à lévitation magnétique.

Mais nous pouvons aussi produire des machines outils qui serviront au développement des pays en voie de développement, des tracteurs par exemple ou beaucoup d'autres outils.

Face à l'effondrement de l'industrie automobile, nous devons réfléchir à sa réorganisation rapide! Le refus de cette réflexion conduira le secteur automobile européen dans la même situation que celle aux USA ou encore comme l'industrie du Charbon!

En parallèle, nous devons mettre en banqueroute le système financier libéral au main de la finance, afin de proposer une nouvelle architecture monétaire et financière, un nouveau Bretton Woods, contrôlée par les pouvoirs publics au service du peuple et des nations.

Le citoyens doivent se battre pour ce genre de projet!

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Victor Fèvre 23/05/2009 14:17



Merci pour cette réaction constructive.
Je crois qu'Obama a justement décidé les derniers jours comme quoi il fallait que les voitures américaines doivent consommer en moyenne 7 litres de carburant aux 100 km. Ce serait beau si cet
objectif pouvait être atteint...

Par contre, certains vous diront que le meilleur moyen d'étouffer une affaire est de commencer une enquête parlementaire (aussi appelé Untersuchungsauschuss ou Royal Inquiry Commission chez nos
voisins).

Plus sérieusement, je tique un peu lorsque je vois "politique monétaire et financière contrôlée par les pouvoirs publics". Une mauvaise politique budgétaire et financière de l'État est trop souvent
compensée (en apparence, car économiquement, c'est un désastre) par une politique monétaire lamentable. C'était le cas sous Giscard et sous Mitterrand surtout. C'est un véritable bonheur pour les
Européens d'avoir une Banque Centrale Européenne, même si beaucoup s'en plaignent.
L'État est le mauvais niveau pour une politique monétaire et financière, l'exemple nous le montre.

VF