Mauvaises nouvelles pour l'A 400 M

Publié le par Victor Fèvre


EADS a annoncé le 25 septembre dernier par un communiqué de presse discret que les premiers vols de l'A400 M sont repoussés jusqu'à nouvel ordre. Les réacteurs ne seraient pas encore en état de marche soi-disant.

C'est très décevant, puisque EADS avait dû encaisser beaucoup de coups durs les derniers temps, d'abord avec les problèmes de sa filiale Airbus (A 380), ensuite l'énorme contrat américain des avions ravitailleurs qu'ils n'ont toujours pas, les retards à répétition pour l'A 400 M. Ce n'est donc pas fini.

Ce n'est pas seulement une très mauvaise politique de communication pour l'entreprise; à l'heure où plusieurs États veulent faire avancer la PESD (voir ici), les deniers publics sont utilisés pour renflouer les banques qui se sont enfoncées dans le bourbier hypothéquaire: Dexia en France, Fortis aux Pays-Bas, Hypo-Real-Estate en Allemagne. En conséquence, l'argent est économisé dans le secteur de la défense (voir ici pour la France: tous les programmes de recherche sont tout simplement sacrifiés).

Quel paradoxe! La volonté politique n'est donc finalement pas si grande que cela. Si on veut avoir une PESD crédible, il faut investir dans des contrats de défense en soutenant entre autres et avant tout EADS, voulu à l'origine comme un creuset européen de la technologie aérospatiale.

L'argent est décidément le nerf de la guerre. Mauvais signe donc pour les futures opérations européennes.

Victor Fèvre

Publié dans UE

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